E. Études d’histoire conceptuelle

Page modifiée le  17 septembre 2010 (Société civile, 5 séances)

En traitant de  philosophie politique sous l’angle de  l’histoire conceptuelle, je voudrais faire droit à deux exigences principales.

La première est méthodologique: reprenant à mon compte l’idée directrice des travaux de Reinhardt Koselleck et de ceux plus récents de Giuseppe Duso, j’ordonne mes recherches au principe selon lequel les concepts politiques plus que tous autres se  définissent par « le champ d’expérience » qu’ils organisent et « l’horizon d’attente » qu’ils configurent. Les concepts dont nous usons aujourd’hui ne sont  donc intelligibles qu’en considérant à la fois l’histoire qui les a formés et les décisions que nous prenons sur cette histoire par les usages nouveaux que nous en faisons.

La seconde tient plus précisément à la manière dont j’envisage le moment présent en philosophie politique. Les dernières décennies ont été marquées par une série de césures majeures: la dislocation de l’horizon historique et intellectuel dont le marxisme officiel du XXe siècle était le repère central, attractif/répulsif, la globalisation marchande de la société et la destruction de l’ordre inter-étatique dont la présente crise économique et, depuis la première guerre d’Irak, les nouvelles formes de conflictualité sont des effets, la redéfinition enfin des rapports entre État et marché qui découle  de ces bouleversements et se joue sous nos yeux. Nous nous trouvons ainsi devant la nécessité de repenser le concept même de la politique qui, depuis l’émergence de la forme État,  a caractérisé la modernité.

Au croisement de ces deux exigences, je tente de faire prévaloir d’une part la nécessité, pour penser le tournant contemporain, de revenir sur le cours entier de la modernité politique, d’autre part l’opportunité ainsi ouverte de re-visiter cette histoire dont les courants les plus pertinents pour nous pourraient être ceux que son main stream avait marginalisés.

C’est pour me donner les moyens de cette entreprise que j’ai choisi pour point de départ de mes recherches un travail sur Rousseau, dont la place dans la modernité politique est à la fois centrale et marginale. Dans un deuxième temps; je me suis attaché à la problématique moderne du lien social dans une enquête publiée sous le titre Le principe d’obligation, sur une aporie de la modernité politique, EHESS/Vrin, collection Contextes, 2007. On trouvera, sous une forme académique, un relevé de ce parcours dans le rapport de synthèse de mes recherches rédigé pour soutenir une habilitation à la direction de recherches:Mémoire de synthèse HDR.

Société civile: genèse et actualité d’un concept.

Le troisième volet de cette entreprise est constitué par une enquête de longue haleine sur l’histoire du concept de société civile, conduite depuis 2007 dans le cadre du Collège International de Philosophie. Je mettrai progressivement en ligne les archives de ce séminaire qui se poursuivra jusqu’en 2013. Les textes sont laissés dans la forme orale et datée dans laquelle ils ont été rédigés pour ce séminaire.

Société civile, un probléme d’histoire conceptuellle

SC 2 Koinônia Aristote au commencement _

SC 3 Societas Cicéron et le droit romain

SC 4. Civitas terrena, civitas Dei

SC 5. Universitas.

Autres études d’histoire conceptuelle

Ces études suivent la même démarche et touchent des  objets connexes. L’une d’entre elles (Comment la société politique est-elle possible?) est inédite.  Sur les motifs et les modalités de ma confrontation avec Schmitt, voir le Mémoire de synthèse ci-dessus.

Pauvreté et richesse. revenir sur le tournant Lockéen.

Guerre, état de guerre. Quand Schmitt lit Rousseau

Rousseau versus Schmitt

CR Monod

l’immanence démocratique

Comment la société politique est-elle possible_

Sur l’idée d’équilivre européen

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